Les dieux de la création (et pas seulement)

"Quand en haut le ciel n'était pas nommé
et en bas la terre n'avait pas encore été appelée
avec un nom, l'apsù primordiale, leur parent,
et Mummu - Ti'amat, parent de tous,
confondaient en un tout leurs eaux..."
Du poème accadiens de la création Enuma elis.

Une multitude de Dieux

En parcourant le contenu des mythe du monde entier, il apparaît clairement que, à part la foule de divinités signalées au fur et à mesure, celle qu'il faut considérer comme réellement importante sont au nombre de 2 : un dieu "créateur" et un dieu "civilisateur".

Souvent ces deux personalités se rencontrent en un seul sujet, qui assume donc la double fonction de la création et de la civilisation des êtres humains. 

En effet, les deux personnages, a ce qu'il semblerait, interagissent entre eux et, ayant des prérogatives différentes, généralement, ils ne se mettent pas de bâtons dans les roues.

Il est donc parfaitement normal, et même sensé, qu'avec le temps qui passe,le mythe ait regroupé les deux sujets divins, également pour des raisons très réalistes liées à la pratique du culte lui-même.

C'est ce qui arrive évidemment, pour les religions monothéiste : le christianisme, l'hébraïsme, l'islamisme et le zoroastrisme entre autres.

Sur le monothéisme on pourrait écrire sans s'arrêter.

Mais ce n'est clairement pas notre intention ici.

Nous fournirons, à la suite, quelques informations de base, juste pour fournir au lecteur curieux ce qui est nécessaire pour comprendre quelque chose.

Le concept d'une seule divinité est pratiquement absent chez les peuples non lettrés.

Le premier exemple de monothéisme de l'histoire du monde antique remonte au XIVe siècle avant Jésus-Christ et prend forme en Egypte avec le Dieu Amon Ra, qui devient Aton, associé au Soleil (dans la célèbre réforme religieuse entreprise par le pharaon Amenhotep IV de la XVIII dynastie).

La divinité liée au Soleil, en Egypte, avait différente personifications : à part celle rapportée dans le texte ci-dessus, il est bon de se rappeler de Khepri ou Atum. Les connexions avec Amon, dieu vénéré à Thèbes, alors capitale égyptienne, deux milles ans avant Jésus-Christ, sont aussi intéressantes. Le majestueux temple de Karnak lui est dédié. Avec le temps, il prit le nom de Amon-Ra et le disque solaire fut employé pour le représenter.

Il se diffuse aussi, environ 600 ans plus tard, en Asie Mineure, avec l'hébraïsme et le zoroastrisme.

C'est à une époque plus tardive que l'on rencontre le christianisme et l'islamisme.

Mais toutefois, dans toutes ces formes de religion, au dieu omnipotent est toujours opposée la figure qui symbolise le mal.

En outre, les êtres surnaturels, considérés comme des divinités mineures et dérivées sont nombreux. Ils tirent leurs pouvoirs divins de l'être suprême : parmis ceux-ci, nous reconnaissons facilement, les anges, les chérubins et les saints.

Parfois, et ici nous commençons à nous occuper de polythéisme, outre au "créateur" et au "civilisateur", apparaissent de multiple et curieux personnages qui, bien que faisant partie de l'entourage divin, n'ont pas la même importance.

Leur caractérisque est innée, ce sont des spécialistes, chacun, en une branche bien particulière du savoir.

Voilà que nous rencontrons une multitude de divinités qui occupe les pensées et les prières des peuples qui nous ont précédé : les Sumériens, les Egyptiens, les Mayas et ainsi de suite.

Il en ressort que l'homme du passé, que certain aujourd'hui encore considère comme "primitif", avait bien focalisé, dans son esprit, les prérogatives de chacune des divinités assumait, au point de pouvoir identifier avec précision le dieu à adorer pour l'occasion.

Ainsi faisant, en même temps, notre ancêtre allait réaliser un véritable panthéon, doté d'une hierarchie bien délimité, dans laquelle chaque divinité savait quel était son rôle.

Nous devrions peut-être dire, considérant le rôle des protagonistes (dieux d'un côté et hommes de l'autre), retournant la vision d'ensemble et faisant la lumière sur les origines du mythe (l'hypothétique première manifestations de ces êtres supérieurs), que ces mêmes divinités, bonnant malant, avaient inculqué, dans l'imaginaire humain, une série d'éléments déterminant à la formation de l'idolâtrie.

Il n'est pas dans notre intention maintenant de débiter, une aride et ennuyeuse liste de ces divinités, mais il est aussi vrai que nous devons faire mention de certains d'entre eux, juste pour approfondir l'argument de la manière la moins lacunaire possible.

Nous le ferons de façon cohérente, en affrontant le thème par zones géographique que nous avons retenues comme étant importantes.

Nous ne traiterons pas ici la mythologie définie comme "classique", propre aux Grecs et aux Romaons, puisqu'elle est le receptable de légendes appartenant à d'autres peuples.

La boue de Manitou

Sans réellement entrer dans le fond (la mythologie, qui s'est développer autour des différentes tribus indienne du Nord de l'Amérique, meriterait à elle seule, bien plus d'espace), nous devons nécessairement nous limiter à l'essentiel.

Nous allons donc identifié la figure de trickster, un esprit qui représente le bien et le mal : il avait des traits humain et animaux et il incarnait donc à la fois le bien et le mal.

C'est à lui qu'on devait la création de l'univers.

Etrange personnage, ce trickster, qui assumait tour à tour différentes apparences, selon la tribu et le mythe auquel il se rapportait : lièvre, lapin, corbeau, coyote, araignée et vison sont les animaux les plus représenter. (Dans les plaines du Nord de l'Amérique le souvenir d'une femme "bison" est encore très présent, comme nous le verrons par la suite).

Ce dieu impersonnel, que les indiens des zones du Canada, comme les Delaware, appellent Manitou, si on en croit les récits, exécutait sa fonction de créateur en plongeant au fond de la mer pour reccueillir de la boue et de la vase qu'il transformait par après en terre.

A part la création (ce qui n'est pas rien) cette divinité ne faisait rien d'autre et préférait déléguer à ses semblables la gestion des choses plus terre à terre. 
Nous rencontrons donc dans ces légendes, une foule bien nourrie de dieux, souvent associés aux étoiles les plus lumineuses.

Le vent, l'orage et, en particulier le tonnerre, étaient des manifestations de la nature qui résumait souvent les caractéristiques du divin. 

Les légendes des Sioux nous parlent, de façon assez générale, d'un certain Wakan'tanka, autrement dit le Grand Mystère, celui qui donna tout ce dont l'homme pouvait avoir besoin dans sa vie terrestre.

Le Seigneur du miroir fumant

Les olmèques adoraient des dieux qui avaient une apparences de jaguar, mais nous en reparlerons bientôt.

Les Mayas reconnaissait le dieu Hunabku, créateur du ciel et de la terre et père de tout les dieux ; son fils Itzamnà (littéralement "iguane" ou "lézard". D'autres proposent, pour cette divinité l'appellatif "le patron de l'aurore), dieu du feu et des volcans, était le créateur du genre humain mais aussi l'inventeur des sciences et de l'écriture, tandis que Kinich Ahau était le dieu du Soleil (Kinich Ahau, représentation astrale de Itzamnà, avait une épouse, la déesse de la Lune nommée Ixchel, avec laquelle il était en perpétuelle dispute à cause des infidélités de sa femme.)

Dans le livre sacré des Quiché, le "Popol Vuh", qui raconte les anciens mythes de cette partie de la population dont l'origine maya est attestée sur les hauteurs du Guatémala, le créateur de toutes choses est présenté comme Gucumatz. Son assistant est un certain Hurakan, dieu du Tonnerre, de la tempête et de la fertilité. Cette documentation est parvenue jusqu'à nous grâce à la transcription qu'en a fait un prélat européen après la conquête.

Pour les Toltèques et, ensuite pour les Aztèques aussi, c'était Tezcatlipoca (Seigneur du miroir fumant ou ardent, ainsi nommé parce qu'il regardait le monde à travers un miroir magique d'obsiedienne et, ce faisant, explorait le coeur des hommes mais aussi l'obscurité cosmique, grâce aux yeux surpuissant de son nahual, le grand jaguar Tepeyollotli. Nombreuses sont les activités qui ont été reconnues pour ce dieu : outre à l'éffigie du créateur, il était considéré comme la plus haute autorité infernale, associé au froid et à l'hiver, mais aussi à la justice. De plus, bien que généreux, il pouvait être souvent inhumain et cruel. Une sorte de Yahve, comme nous pourrons le voir par la suite) qui a tout organisé sur la terre et, dans un contexte belliqueux qui a toujours distingué ces gens, il ne pouvait pas manquer d'un personnage personifiant la guerre : voici donc, Huitzilopochtli (le nom de ce dieu nait de l'union de "colibri" et de "gauche" il est habituellement représenté avec les plumes de cet oiseau sur le pied gauche. Il est le fils de la déesse Coatlicue ("celle qui a une jupe de serpent"), une des plus grande autorité que l'on puisse associer à la sacralité de la terre), qui exigeait de ses adeptes les célèbres sacrifices humains.

Ces deux divinités n'étaient autres que deux des quatres fils cosmiques (un pour chaque latitude, distincts les uns des autres par les couleurs rouges, bleues, blanches et noires, attribuées respectivement à Xipe Totec (fertilité), Huitzlilopochtli (guerre), Quetzacoatl (sagesse) et Tezcatlipoc (justice). Il est bon de savoir, quand même, que ce dernier terme apparaît, indifféremment pour chacune de ces divinités) les tous puissant Ometeotl et Omecihuatl, qu'il faut comprendre ici comme la perpétuelle dualité, masculine et féminine mais aussi du bien et du mal.

Quelqu'un s'est même amusé à compter, une par une, toute les divinités des Aztèques, il en est arrivé à 13 principales et près de 200 pour les divinités mineures.

Le fait que chacune d'entre elles corresponde à un jour de l'année et à une fête ne vous rapelle rien ?

Dans cette multitude, Tlaloc avait une importance particulière, associé à la pluie, ainsi que sa soeur et épouse Chalchiuitlicue, représentante des eaux (par l'eau s'entend ici les source, les lacs et les fleuves, ainsi que toutes les ressources hydriques de la terre. Cette déesse est aussi la protectrice des mariages) ; chacun en effet parvint à régner sur une des 5 époques qui selon la légende se succédèrent sur notre planète.

Si on s'en tient aux récits, Téotihuacan (Le nom de cette ville, dans les ruines se trouve à environ 60 km de la ville de Mexico, signifie, en langue nauhatl des Aztèques, "La demeure des dieux" ou "La ville où naissent les dieux".) fut construite dans la soit-disant ère du Cinquième Soleil, spirituellement considérée comme l'ère du mouvement, la même que celle à laquelle nous appartenons et qui devrait se terminer, selon le calendrier Maya, en 2012 (Le calendrier de ce peuple est très précis. En effet, en dehors de la correspondance avec notre façon de compter les jours, il contient deux dates, celle de début (11 août 3114 avant Jésus-Christ) et de fin (24 décembre 2012 après Jésus-Christ) de la période désignée du Cinquième Soleil, un total de 5127 ans. Le thème des nombreuses époques déjà traversée n'est cependant pas une prérogative des Mayas : les Aztèques pensaient de la même manière et certaines civilisations de l'Hindus également).

Dans cette charismatique localité, les dieux s'étaient réunis pour créer le Cinquième Soleil, après que les précédents, chacun associé à une divinité différente, s'était subitement éteint à cause de diverses catastrophes naturelles.

En effet, le Quatrième Soleil n'était plus visible et la terre était plongée dans l'obscurité ; malgré cela, à Téotihuacan une flamme divine continuait de brûler.

Il fallait faire réapparaître le Soleil et les divinités devaient décider qui d'entre eux se serait sacrifié dans la flamme divine au nom de la nouvelle ère,devenant ainsi la personification du Soleil et de la Lune.

Le dieu Nanauatzin fut le premier à se jeter dans le feu, suivit de Tecuciztecatl. Ce dernier avait initialement hésiter et puis finalement, suivant l'exemple de l'autre, trouva la force mais s'arrêta sur le bord de la flamma. Quand les deux divinités furent brûlées, dans le ciel réapparurent le Soleil et la Luna qui restèrent immobiles jusqu'à ce qu'un autre Dieu tira une flèche en direction de l'astre resplendissant.

Le soleil sort du Titicaca

Les premiers habitant du Pérou, encore avant les Incas, adorait Viracocha (ce dieu est aussi appelé avec d'autre nom moins connus : Huaracocha, Kon Tiki, Thunupa, Taapa, Tupaca et Illa), dieu de l'univers, créateur du monde et du ciel.

C'est lui qui a fait sortir le soleil des eaux du lac Titicaca (ce mythe est à mettre en relation avec celui de la Femme poisson Orejona) ; puis, a Tiahuanaco, antique et légendaire demeure des géants, il avait formé la terre et donné vie aussi bien aux animaux qu'aux hommes.

Les légendes locales racontent que Tiahuanaco fut édifiée en une seule nuit, après le Déluge, par les dieux ou par les géants.

Il est impressionnant de constater que les indiens Apaches, aujourd'hui encore, sont capables de décrire Tiahuanaco sans l'avoir jamais vue.

C'est ce que révèle l'ethnologue L. Taylor-Hansen qui, en visite dans une tribu établie dans l'Arizona, raconte comment les indigènes connaissent la localité parce que fut un temps c'était le centre légendaire de leur empire ; il sont même capables de décrire la statue du "barbu blanc", c'est-à-dire de Viracocha. En cette occasion, l'ethnologue leur montra certaines photos de peintures égyptiennes et sur une d'entre elles, ils reconnurent sur-le-champs la divinité à laquelle était dédiée la danse rituelle qu'ils étaient en train de faire, "Le Seigneur de la Flamme et de la Lumière" qu'ils connaissaient comme Ammon-Ra. De plus, un vieux sage, observant les photos de Machu Picchu, commença à décrire la ville avec la description conservée oralement de générations en générations, bien qu'il ne l'aie jamais vue.

Le dieu blanc fit quelque chose d'analogue à Machu Picchu (le nom de la célèbre cité péruvienne, à l'origine, était Tampu-Tocco, c'est-à-dire "Paradis des trois fenêtres". Mais elle était aussi connue sous le nom de "Lieu de Repos des Trois Fenêtres" ou "Port des trois Fenêtres".), cette fois avec l'aide précieuse des frères Ayar.

On raconte en effent, qu'un jour arrivèrent les dieux guidés par Viracocha, qui envoya ces frères avec leurs femmes sur ce perchoir.

Après que l'un d'entre eux fut enfermé par les autres dans une grotte qui faisait office de prison et l'avoir aussi transformé en pierre (nous ne sommes donc pas capables d'expliquer les raisons de pareil traitement), trois des quatres frères se posèrent devant trois fenêtres et commencèrent leur grandiose projet. 

L'un d'entre eux allait passé à la postérité comme l'initiateur de la civilisation, des millénaires avant les Incas. Il est inévitable ici de faire un lien avec les personnages bibliques Cam, Sem et Jafet. Pour ce qui est des frères Ayar, l'un d'entre eux était associé au mythique Manco Capac, fondateur de Cuzco. La légende raconte que le dieu Viracocha avait donné à Manco Capac un bâton d'or et c'est seulement à cet endroit qu'il parvint à l'enfoncer dans le sol. C'était un signe evident qu'à cet emplacement devait s'élever une cité sacrée. 

Pour les peuplades de la côte, Viracocha était dignement représenté par son fils, Pachacamac, littéralement "animateur du monde" ou "père de la terre".

Par la suite il deviendra aussi le dieu des tremblements de terre.

D'autres divinités mineures constitue sa suite, Inti (le Soleil), Illapa (Seigneur de l'éclair et de la tempête) et Mama Kilya (la Lune, soeur et épouse de Illapa).

Nous laissons volontairement les autres de côté. 

Sur les rives du Tigre et de l'Eufrate

Depuis toujours la Mésopotamie est considérée comme le berceau de la civilisation et partant de cette supposition, jusqu'à preuve du contraire, c'est ici que nous pouvons puiser les meilleures informations concernant les mythes.

Le tablettes en écriture cunéïforme sont des milliers, remontant au IIIe millénaire avant Jésus-Christ, retrouvée durant les fouilles archéologiques et presque toutes parlent des exploits des divinités sumériennes, qui remontent à un passé vraiment lointain.

An était le dieu du ciel et Nammu la déesse de l'eau et de la création.

De leur union est né Enki, qu'il faut inévitablement, associer à l'eau ; considérécomme un dieu très sage, il sera très souvent invoqué par les terriens.

Enki eut la brillante idée de créer l'être humain, afin de l'employé pour le travail à la place des autres dieu de moindre importance.

C'est à ce dieu que l'on doit le mérite, si on s'en tient aux textes qui nous sont parvenus, d'avoir pour la première fois l'idée de créer l'homme en utilisant, comme base de départ, l'hybride primitif qui vivait, à cette époque, sur terre. Pour se faire il se servit clairement de l'aide substancielle des autres dieux, qui, semblerait-il, étaient, pour ainsi dire, "spécialisés". Nous nous trouvons en face, selon certains savants qui ont réussit à lire entre les lignes des tablette, à une expérience de manipulation génétique en règle. Avec une sorte de renversement de l'ADN divin dans notre ancêtre, l'adam, afin de l'employé pour les travaux du quotidien et éviter cette fatigue aux dieux. Mais le projet, semble-t-il, n'est pas parfaitement réussi, parce que, à un certain moment, l'homme se rebella contre son créateur (rappel de à l'épisode du Jardin d'eden et les évènnements suivant qui concernaient la race des géants). Pour ceux qui veulent en savoir plus, ils peuvent lire les livre de Zecharia Sitchin, qui parlent, en long et en large de ces évènnements.

Toutes les divinités dont il s'agit ici ont été crées par An et elle était appelée Annunaki.

A ce qu'il semblerait, An laissait le champ libre, pour la gestion des choses terrestres, aux autres dieux, surtout à ses fils Enki, Enlil (promu comme chef des dieux) et Inanna (associée au ciel et à la terre, c'était la déesse de la guerre mais aussi de la grossesse et de l'attrait érotique ; elle était représentée comme divinité astrale de Vénus).

Au-delà de la famille "royale", les autres dieux de l'élite sumérienne étaient inombrables (en voici une brève liste, certainement pas exhaustive : Uttu ou Shamash (Soleil), Nannar ou Sin (Lune), Baba de Lagash et Ninhursaga de Kish (déesses mères), Nisaba (déesse des scribes), Nanshe (déesse des poissons et de la magie), Ninisina (déesse de la guérison), Ninurta (Dieu de l'agriculture et de la pluie), Lahar (déesse du bétail) et Ashnan (déesse des cérales). Les deux derniers semblent avoir été créés, par Enki et Enlil.) : il faut quand même faire une allusion au mari de Inanna, Dumuzi, divinité de la steppe.

Les souverains sumériens, avec l'an neuf, avaient pour habitude de celébrer un rituel solemnel pour favoriser la fertilité et le renouvellement de la vie humaine, animale ou végétale. Le couple par antonomase, c'est à dire les dieux Dumuzi et Inanna, étaient les protagonistes de cette cérémonie. Grâce aux inscriptions imprimées sur des cylindres de terre cuite, aujourd'hui conservé au Louvre, ainsi que les recherhces de S.N. Kramer sur la question, nous pouvons même reconstitué, sommairement, la fastueuse cérémonie "régénératriceé organisée par les souverains sumériens, qui se substituaient au couple divin et, dans le palais royal, dans une chambre destinée à cet effet, s'accouplaient à nouveau à la place des divinités.
L'union renouvelée des dieux avait aussi une forte valeur comme rite sacré lié à la prostitution. De ce qu'on en sait, l'art de la prostitution trouve ses origines ici justement, c'est-à-dire dans tout le bassin du Proche Orien, où elle était largement pratiquée.

Chaque divinité avait un sanctuaire dans une ville de la Mésopotamie bien déterminée : par exemple Enlil à Nippur, Enki à Eridu et Inanna à Uruk.

Les babyloniens (et les assiriens par la suite), de leur côté, héritèrent d'une grande partie du cercle des divinités des Sumériens, parfois ne modifiant que les noms (le nom de chaque divinité était, en effet, exprimé par les babyloniens en langue sémite).

En conséquence de quoi, An devenait Anu tandis que Enki, par exemple, devenait Ea. Même sort pour Enlil (Ellil), Inanna (Ishtar) et tout les autres.

Parmis ceux-ci, un nouveau dieu, émergeait, avec toute sa puissance, un certain Marduk, fils de Ea (Enki), qui deviendra la plus grande divinité aux temps du règne de Hammurabi.

Marduk était souvent associé au Soleil (Shamash) et, pour certaines de ses prérogatives, il rappelait de près le Ninurta sumérien.

Avec l'arrivée des Assyriens, qui empruntèrent beaucoup des dieux babylonien, le panorama divin s'embrouillait quelque peu : il est clair que la tradition originale, celle des sumériens, était, à ce moment, largement remaniée.

Parmi les divinités, il restait Marduk qui était à présent vénéré sous le nom de Assar : même en changent de nom, c'était toujours lui l'artéficier principal de la création.

Emblématique était le cas des Hittites : chaque fois qu'ils étandaient leur domination sur les autres peuples, tout en continuant à vénérer leurs dieux (les mêmes qui étaient adorés avant eux par les Hurrites. Il y avait Arinna, déesse du Soleil et, surtout, une divinité "sans nom", associée aux conditions atmosphériques, et qui prenait donc un nom différent, en fonction des variations du climat.), ils absorbaient ceux des peuplades locales, jusqu'à en arriver à des milliers de divinités.

Les phéniciens aussi puisèrent dans la mythologie des sumériens et donc des Babyloniens. Leur dieu Baal n'était autre qu'une reiniscence de El et de Marduk.

Si on prête foi aux paroles de l'érudit Philos de Byblos, qui vécut au Ier siècle avant Jésus-Christ qui assurait avoir traduit, du phénicien au grec, une fantômatique Histoire Fénicienne (ce recueil, s'il a réellement existé, est de toute façon irrémmediablement perdu au XIe siècle avant Jésus-Christ. Celui qui cite cette source devrait savoir que le doute sur son authenticité est fondé, il aurait été rédigé par un savant allemand) de Sanchoniathon de Berik, les phéniciens auraient eu initialement une religion monothéiste, où Baal était la seule divinité ; ensuite, quand le polythéisme fut introduit, Baal serait rester, selon cette version incertaine, la principale divinité du nouveau panthéon.

Sur la terre des pharaons

L'ancienne Egypte se distingue, dans ce compte rendu embrouillé et intrigant de la la création racontée par le mythe, parce qu'elle compte pas moins de 4 versions des évènements !

Nous traiterons ici seulement la plus complète et connue de ses versions, qui s'est développé dans le centre d'Héliopolis.

Juste une allusion aux autres cependant. A Memphis, capitale de l'ancienne Egypte, le dieu vénéré était Fta ou Ptah, "père et mère de tous les dieux", considéré aussi comme protecteur des artisans. Amon, dans ce cas, était juste une marche en-dessous de Ptah.

Dans la ville de Hermopolis, au contraire, le culte était entièrement dédié à Thoth, dieu lunaire mais aussi de la sagesse et de l'écriture (et donc, clairement, protecteur des scribes), qui était représenté avec une tête d'ibis et associé à l'animal sacré, le babouin. En ce qui concerne le mythe de la création, à Hermopolis, on pensait qu'il était le fait du dieu Nefertem, protecteur de la végétation. Enfin, il reste quelque chose à dire à propos du centre de Esna : ici le personnage principal était le dieu Knufi ou Cnum, à la tête de mouton. La divinité avait créé le genre humain en modelant de l'argile sur un tour de potier. Sur les parois du temple de Esna est incisée cette version de la création, avec une référence à une déesse nommée Neith, vénérée dans la ville de Saïs.

Le personnage principal était Amon ou Atum, qui ensuite sera associé à Ra, Dieu du soleil.

La divinité, avec le corps d'un homme et la tête d'un faucon, sortait des eaux primordiale de Nun, un vide sans aucune forme.

Conscient de ses limites, pour la tâche compliquée de la création, il décida de faire naître de sa semence d'autres divinité : ses frères Shu (Dieu de l'air) et Tefnut (déesse de l'eau).

Les rapports incestueux de ces derniers donnèrent naissance à Geb, dieu de la Terre, et à Nut, déesse du ciel.

L'union entre Geb et Nut s'avéra profitable, puisqu'ils eurent 4 fils : deux hommes (Osiris et Seth) et deux femmes (Isis et Nefti).

Ces divinités, selon la légende, seraient nées cinq jours différents et consécutifs, mais en dehors du calendrier des 360 jours, pour empêcher une écrasante supériorité par rapport à leur père Amon. Une telle, prophétie, en plus, est aussi présente dans la mythologie classique, où nous trouvons, en effet, les fils de Chronos et de Rea, c'est-à-dire les grands dieux qui partirent, après, pour former l'Olympe.

Les neuf divinités citées, dans leur ensemble, représentait la "Grande Ennéade de Heliopolis", c'est-à-dire la personification de la beauté, de la magie et du pouvoir.

Comme à d'autres endroits du monde,les divinités égyptienne aussi passaient leur temps en se disputant.

Seth était jaloux d'Osiris, et entre eux commença une lutte sans merci pour le pouvoir, avec Isis, la femme d'Osiris, véritable personnage principal de cette histoire.

Isis était considérée, entre autres, comme déesse de l'univers et reine de cieux, comme la Vierge Marie du Christianisme : ce n'est pas pour rien qu'elle était représentée de la même façon, assise, avec dans les bras un enfant qu'elle allaitait.

C'est elle, en effet, qui vint au secours de son mari, d'abord tué puis démembrer par son méchant frère : avec l'aide d'Anubos, le dieu embaumeur qui faisait office de guide pour les âmes des défunts (représenté comme le veut la tradition avec une tête de chacal), elle parvint à réunir les fragment de son frère/mari.

Ce sera son fils Horus, dieu du Ciel, représenté avec un visage de faucon, qui vengera Osiris, et, après bien des évènements, gagnera, quand Amon Ra, et avec lui le panthéon complet des dieux, décidera de la légitimité de l'héritier d'Osiris sur les terre de Basse Egypte tandis que Seth se verra confier la Haute Egypte.

En conséquence de l'irrévocable décision prise en séance plénière, Osiris deviendra dieu des Morts tandis que Seth, chassé dans le désert, dieu du tonnerre et des tempêtes.

Depuis lors, les pharaons des différentes dynastie se disait la personification terrestre de Horus avec la présomption, une fois mort, de se transformer en Osiris.

Le célèbre rite de l'ouverture de la bouche, que les prêtres égyptiens exécutaient sur les momies des souverains, servait, justement à les transformer en divinité des morts.

Horus, ainsi que Thot, Anubis et Maat (La file de Amon, ainsi nommée quand elle était associée à la justice, elle était aussi appelée Tefnut, déesse de l'eau), faisait partie de ce qui était défini comme la "Petite Ennéade".

Les quatres visage d'un Dieu

Les traditions attribuées à l'Inde, sont contenues, pour la plupart, dans les "Veda" (littéralement "ce qui est entendu"), un ensemble de quatre volumes qui contiennent les exploits d'une race divine avec à sa tête Brahma (le créateur), Vishnu (dieu de la conservation) et Shiva (dieu de la destruction ainsi que la déesse Devi.

Il faut, d'emblée, faire une précision,Vishnu et Shiva, bien qu'étant encore aujourd'hui vénérées par une bande dissidentes de croyant, représentait, de toute façon, des aspects différents mais attribuables à une seule divinité suprême.

Par son chant, la déesse Devi (cette divinité est adorée aussi sous d'autres noms : Kali (la terrible), Radha (la miséricordieuse, maîtresse de Krishna) et Bhumi (la Terre mère)) incarnait le côté féminin de l'essence divine et, de l'univers.

Brahma, le créateur, avait acquis la sagesse, celle contenue justement dans les texte de la Veda, avant les autres et l'avait ensuite transmise oralement, bien avant qu'elle ne soit transcrite.

Vishnu, qui avait la capacité de s'incarner sous forme d'êtres de plus en plus évolué (parmi lesquels vous avez sûrement entendu parler quelques fois du roi Rama, du mandrian Krishna et du mâitre Buddha.), pouvait compter sur son fils Ganesh pour communiquer avec le genre humain mais aussi sur son fidèle messager Narada.

A partir de là on trouve l'habituelle foule de divinités : Agni était celle du feu, Indra représentair le ciel et la pluie, tandis que Ganga était la déesse du fleuve Gange et la fille de l'Himalaya. Suivent d'autres personnages mineurs, vénérés uniquement dans certaines localités. Un allusion doit être faite à la déesse Lakshmi, qui avait pour devoir d'assister le grand Vishnu.

Associé au vent, il y avait le dieu Vayu, au Soleil le dieu Surya.

Il ne pouvait pas manquer non plus un fieu de la guerre: voici, donc, Kartkeya.

La mythologie en rapport avec la création a été insérée dans le Rig Veda, un des textes les plus anciens du monde (on peut en effet le faire remonter à 2000 ans avant Jésus-Christ).

Ici, on raconte de la semence de Vishnu qui flottait sur l'Océan de la Création. Chaque graine se transforma, par après, en un oeuf doré et Vishnu y entra en tant que Purusha ("personne cosmique"). Ce faisant, le dieu parvint à transformer cette matière inerte en terre, eau, feu, air et éther.

Par transformations successives, mais il serait plus juste de dire incarnations, il donna vie à tout le reste.

Une autre version du mythe raconte de manière plus spécifique comment Brahma, né du nombril de Vishnu, créa aussi les planètes, et étoiles et, surtout, les demidieux, à chacun desquels une tâche spécifique fut confiée.

Nombre des personnages mythologique de l'Inde se retrouvent, avec des très petites différences au Sri Lanka et au Tibet. 

Le brahmanisme (un culte qui se basait sur vedisme, une religion encore plus ancienne. En substance, le brahmanisme était le vedisme revu et corrigé, qui cherchait à prendre un caractère monothéiste, tant et si bien que Brahma, dans la pagaille des divinités, deveniat quand même le dieu suprême.) fut la principale religion pratiquée en Inde, jusqu'à l'avvènement du Buddhisme, au Ve siècle avant Jésus Christ.

Grâce à l'illumination du prophète Buddha qui, bien que convaincu par Brahma (qui lui est apparu dans une vision) de mettre ses qualités au service de l'humanité, préchait, quand même, une conception ascétique de la vie assez différente des enseignements de l'autre religion. En effet, aujourd'hui, le Buddhisme réfute substanciellement le brahmanisme.

Ce dernier credo, qui s'est développé en Asie, en Inde, en Birmanie, au Tibet, en Chine et au Japon, compte aujourd'hui plus de 100 millions d'adeptes.

Le paradis des guerriers

Les mythes norvégiens, qui ont de grandes similitudes avec la saga germanique des Nibelung, parlent de Odin (cette divinité avait perdu un oeil, pour avoir convoiter la connaissance : en effet la légende raconte comment Odin laissa tombé un oeil, le prix à payer pour voir le futur, dans la fontaine magique de Mimir), chef des dieux.

Autour de lui, dans le paradis de Asgard, une vaste foule de divinités : Tyr (dieu de la guerre), Thor (dieu du tonnerre), Freyr (dieu des fruits de la terre), Heimdall (gardien de Bifrost (l'arc-en-ceil qui, selon la tradition, faisait office de trait d'union entre la terre et Asgard)) et Balder (le favori, fils d'Odin et de sa femme Frigg).

Odin vivait dans le Walhalla (le siège des dieux fut construit par les géants, avec lesques, Wotam (autre nom de Odin), qui leur avait commandé d'autres travaux, entra en conflit à cause de la récompense qui bien que précédemment établie, il refusait d'honorer), un merveilleux palis muni de 540 portes, demeure des dieux tombés pendant la bataille, transporté là par les Walkyries.

Parmi les méchants, une mention particulière pour Loki, dieu du feu.

La saga s'articule autour du Ragnarok, le jour du jugement, qui quand il arrivera détruira tout, sur le ciel et sur la terre.

De nombreuses divinité périront dans cette mise à jour finale mais, à la fin, 4 jeunes dieux, parmi lesquel deux fils de Thor, parviendront à voir l'aube d'un jour nouveau et ils accompagneront Lif et Lifthrasir, les seuls humains survivants, dans la tâche extrêmement difficile de tout recommencer à Zéro.

L'oeuf primordial de Panku.

En Chine, ou du moins pour la portion sud-ouest de cette nation (ici aussi, comme dans de nombreuse autres parties du monde, il existe de nombreuses version du mythe de la création.), se transmet à travers les âges, le personnage du géant Panku qui dormait à l'intérieur d'un grand oeuf.

Quand il se réveilla et cassa l'enveloppe, il en sorti le necessire pour la formation du ciel et de la terre.

Il semblerait que le bon Panku passa la plus grande partie de son existence à tenir séparer les deux éléments et quand il mourut, chaque partie de son corps se transforma contribuant ainsi à la création de quelque chose de spécifique : par exemple la chair fit le terrain cultivable, la sueur devint la pluie, les cheveux formèrent les étoiles. Et l'homme dans tout ça ? Bien, on dit que ce furent les puces de Panku qui donnèrent naissance à nos ancêtres...

La figure du civilisateur, dans les souvenirs ancestraux des chinois, est représentée par l'être immortel Huang Ti, "l'empereur jaune", qui inventa la boussole et la monnaie.

Avec le temps qui passe, on ressenti aussi la nécéssité de faire une liste des souverain divin : à la fin de cette comptabilité, douze furent les empereurs célestes, onze les terrestres et vingt-cinq les souverains. Parmi les personnages remarquables, qui méritent au moins une citation, le dieu de la médecine Shennong, celui des vents Feng Bo et la divinité associée au tonnerre, Leigong.

Nous ne pouvons pas nous dispenser de rappeler aussi l'image du Dragon, en langeu locale Loong, qui contrairement ce qu'il se passait dans toute l'antiquité, avait un aspect hautement positif, porteur de joie et de chance : ce n'est pas pour rien qu'il était assimilé à Phuc, dieu de la joie.

D'autre part, les moines shaolin, sur les avant-bras, avait deux tatouages, celui du dragon et celui di tigre, respectivement la force de l'esprit et la force physque, énergies opposées mais complémentaires.

Aujourd'hui encore, durant les festivités, nous assistons à la "danse du dragon", exécutée par les adeptes des écoles de Kung Fu, qui referme en elle-même résumé de ces traditions qui, autrement auraient été perdues pour toujours.

Un enchevêtrement d'autres mythes.

Vous avez déjà compris que, de ce texte, on pourrait encore disserter énormément.

Cela n'en vaut pas la peine. C'est une enchevêtrement surréaliste !

Pour ceux qui voudrait approfondir l'argument, en ce qui concerne les mythes et les légendes, qui oont trouver un espace dans ces lignes, il peut sans aucun doute s'emparer des nombreux livres en circulation, parfois encyclopédique, capables de satisfaire toute curiosités.

Nous avons voulu ici introduire la thématique, en cherchant à fournir les informations retenues indispensanbles pour la compréhension de l'écrit.

Cet écrit est en soit, malgré toute les lacunes possibles, ce qui m'a demandé le plus de temps : si vous êtes arrivés au bout de ces lignes, vous aurez vous aussi passé un bel obstacle.

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