Le son de la création

Ce qui étonne chez l'homme antique, mais qui est se cache encore en chacun de nous, c'est l'extraordinaire capacité de vivre en symbiose avec le cosmos, connaissant pleinement nos sens et sachant les contrôler vers et dans l'absolu.

L'homme de Vitruve de Léonard de Vinci

De ces incroyables capacités, l'homme commun ne sait plus comment s'en servir, habitué à se tourner vers la technologie, il ne comprends plus les fonctions naturelles de ses sens et oublie même sa dimension spirituelle.

A l'origine de la sagesse et de la culture de toute ethnie humaine, il y a un élément qui est arrive bien avant les éléments alchimiques ou fondamentaux que sont l'eau, la terre, l'air, le feur et l'espace ...

 ... c'est le son.

Jean dit dans le prologue de son évangile : "au début il y avait celui qui est la parole. Il était avec Dieu ; Il était Dieu. Il était au début avec Dieu. Grâce à lui Dieu a crée toute chose..."

La Genèse dit : "Dieu dit ... et ce fut."

A la base de la plus ancienne philosophie grecque il y avait une correspondance : pensée - parole - réalité. Mais la philosophie grecque a puisé dans celle de l'Egypte.

Et en effet la génèse egyptienne de Memphis dit : "Ptah, le grande, est le coeur (cerveau) et la langue (parole) de l'Ennéade des dieux, il créa les dieux, il naquit dans le coeur et naquit sur la langue quelque chose sous forme de Atum."

Ptah, ancien dieu égyptien

Maintenant, Atum est le créateur, mais on comprend qu'il a été lui-même créé, grâce au coeur (siège de la pensée pour les Egyptiens) et à la voix (langue).

Les Egyptiens aussi ont puisé leur philosophie au Proche-Orient, et ainsi de suite jusqu'à arrivé à la plus ancienne philosophie attestée : L'Inde. Brahma est le Tout, est Dieu, âme universelle.

Représentation de Brahma, âme universelle pour les Indiens

A la base de la Génèse hindoue il y a, inutile de le dire, le son.

Le son silencieux de la spiritualité

Quiconque a pris connaissance des doctrines spirituelles indiennes, aura entendu parler du Mantra. C'est une discipline de méditation qui permet, en prononçant à voix basse certaines syllabes sanscrites sacrées, d'envoyer, pour le dire en termes profanes, en "résonnance" l'esprit qui est le plus implacable ennemi de l'Atman, le Moi, l'âme individuelle qui doit s'épanouir pour faire à nouveau partie du Tout. L'esprit a tendance à éloigner l'individu de l'infini, en lui donnant l'illusion d'être autosuffisant et le poussant vers l'égostisme. Il n'y a qu'en réussissant à annihiler et à contrôler l'esprit que l'Atman revient à la perception la plus haute et perçoit à nouveau son appartenance à un Tout qui est Esprit divin. Le même concept hautement spirituel, bien que métaphorisé en terme plus matériels, est repris par le Christ. 'Comme le corps et les membres qui ne sont qu'une seule chose, ainsi Je et mon Père nous sommes la même chose".

C'est le concept du micro et du macroscosme, l'un 'dans l'autre" et viceversa.

A travers le mantra, dont la syllabe la plus puissance est le célèbre "Om" ou "Aum", les mâitres bouddhiste les plus puissant réussissent même à découvrir les causes d'un malheur physique et, en intervenant au niveau énergétique, parviennent à guérir des maladies parfois même de stade avancé ou terminal.

La vibration qui domine le cosmos.

Maintenant, la parole est une son et le son est une vibration ; la pensée génère de l'énergie et l'énergie est vibration ; la lumière est vibration ...

Selon d'ancienne légende indienne, avec des sons il est possible de matérialiser des objets et il existerait même des villes invisibles (Dieu dit... et ce fut / de toutes les choses visibles et invisibles...).

Le célèbre "Sésame ouvre-toi" est dû au fait que certain sorcier du Proche-Orient, anciennement, étaient capables avec certains chants et prières de faire s'ouvrir comme par magie les épis de sésame.

Le commandement "ne prononce pas le nom de Dieu en vain", dérive du fait que pour les hébreux certains noms sont imprononçables, à cause de leur pouvoir et de le appartenance à des êtres spirituellement supérieurs et proches de Dieu.

Toujours en Inde, a propos des Vinama (littéralement "oiseaux artificiel habités") on raconte que sur certain d'entre eux était gravée la syllabe sacrée de l'Om et que moyennant certains chants et prières, les sorciers étaient capables de les commander.

Et les cercles dans les champs ?

Le pouvoir du son, de l'énergie et de la vibration entre en jeu aussi quand on parle des très célèbres cercles dans les champs ou "Crop circles". Il semblerait qu'ils soient provoqués par des ondes électromagnétiques particulières qui, de provenance incertaine, entre en symbiose avec le champs gravitationnel terrestre.

Différentes représentations de Crop Circles

Un symbole ou une forme aussi provoque des vibrations. Le corps humains émet des ondes magnétiques qui sont même capables de s'imprégner aux édifices de grandes fréquentations comme les lieux sacrés. Mais, à nouveau, ces lieux sacrés (c'est scientifiquement prouvé) étaient choisis pour leurs sources particulières en énergies dites positives, tandis que les lieux à haute intensité d'ondes négatives étaient démonisés.

Selon des théories récentes, les symboles reproduits dans les champs de céréales seraient l'oeuvre d'intelligences qui voudraient aider l'homme à s'élever spirituellement. Un indien d'Amérique comprend très bien de tels mécanismes, car en Amérique le culte du Grand Esprit et de la Terre Mère était largement répandus.

L'animisme est pour nous autres occidentaux vu comme quelque chose de ridicule et de primitif, mais à mon avis il faudrait revoir le concept de primitif. Ce n'est certainement pas un synonyme de grossier, mais, au contrire, c'est une grande conscience spirituelle qui lie l'homme au créé. Ce n'est pas un hasard si les concepts artistiques anciens sont les plus complexes, parce que l'homme antique, comme dit au début de cet article, était dans un était spirituel et physique en parfaite harmonie avec les vibrations cosmiques, choses que nous, entourés des radiations de nos portables, avons perdu, mais peut-être pas irrémédiablement.

Les premiers dessin d'un enfant, ne sontpas des représentations simples de la réalité visuelle. Ils détiennent les états d'âmes et les projections sensibles du soi. Avec le temps, à nouveau, l'esprit les range selon des schémas bien précis et exclus toute libre ouverture de notre intérieur spirituel.

Ce que l'homme a oublié, au cours de son histoire si incertaine, c'est justement le fait d'être un homme, un dieu tombé qui rêve des étoiles, mais ne se rend pas compte de briller lui-même d'une lumière divine.

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