La fin de l'Atlantide

Imaginons un instant retourner dans le passé, il y a 3312 ans, aux alentours de l'an 1300 a.C. (c'est à dire 9000 mois - et non 9000 ans - avant Solon, c'est de la narration de ce dernier que le philosophe Platon tira ses informations sur l'Atlantide).

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Ce qui est aujourd'hui la mer Méditerranée devait être à l'époque deux mers distinctes, situées à différents niveaux et sans communications réciproques.

A l'ouest, le bassin constitué par la Méditerranée occidentale et la mer Tyrénéenne était - comme aujourd'hui - en communication avec les eaux de l'Océan, à travers l'actuel détroit de Gilbraltar, qui s'était ouvert plus de mille ans auparavant, et ses eaux avaient désormais rejoint un niveau similaire à celui d'aujourd'hui, grâce à l'apport constant garanti par ouverture de cette bouche de communication avec les eaux océaniques.

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Une deuxième mer, à l'est, allait de la Petite Syrte à la côte syro-palestinienne et comprenait la mer Ionienne, la basse Adriatique et la mer de Crète (alors que le territoire Egée, totalement émergé, constituait une vaste plaine de relief montagneux d'origine volcanique). Elle était bien séparée de la première, car à la place du détroit de Messine il y avait un isthme rocheux et ce qui est aujourd'hui le canal de Sicile était alors une plaine fertile, irrigué par des fleuve et protégée par de haute montagne, qui descendaient doucement ver les rives de la mer inférieure.

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Les eaux de la Méditerranée orientale devaient se trouver à un niveau d'environ 300m sous le niveau actuel. Je ferai référence à ce niveau comme "niveau zéro" pour mesurer les altitudes relative.

A l'extrême occident de la Méditerranée orientale, pas loins d'où se dresse aujourd'hui l'ile de Malte, deux étroites embouchure donnaient accès à un grand golfe, profond de plus de 1000 m. autour de ce golfe, protégé à son embouchure par une vaste ile, s'était developpée une civilisation florissante, fondée par une branche libyenne qui était peut-être descendue jusque là des hautes montagnes du Sud.

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Ceux qui seraient venus d'orient, de Crète ou d'Égypte, auraient vu une côte rocheuse, plutot raide, dans laquelle s'ouvrait deux détroit, sur les côté d'une grande ile avec une extension comprise entre 11 000 et 17 000 km², qui se dressait jusqu'à une colline d'environ 150m. Les deux détroits au nord et à l'ouest de l'ile mesuraient entre 15 et 30 km. Cela pouvait cependant aussi être une péninsule, avec un seul détroit à son extrémité nord, comme unique accès au gand golf.

Nous pouvons identifié dans ce système de détroit les "Colonne d'Heraclès" de l'ancienne mythologie (et une des deux "colonnes" apparaît comme identifiable dans le massif rocheux de l'actuelle ile de Malte).

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Les hauteurs les plus élevées de ce système émerge encore de la mer du canale de Sicile et sont : Pantelleria, les iles Pelagie (Lampedusa et Linosa), les iles maltèses. Le long de la rive septentrionale du golfe se dressait un système de relief, un peu plus élevé que 500 m, qui dominait le panorama (les actuelles iles de Malte) ; les côtes méridionales étaient un peu plus douce, mais un long et plat relief s'élevait près de la mer, jusqu'à plus de 400 m du ras des vagues, et en face de lui, pas loin, une haute ile se dressait des eaux du bassin (les actuelles iles Lampedusa - la première - et Linosa, celle détachée de la côte). En direction Nord-ouest, au fond du grand golfe, se découpait un imposant pic volcanique, haut de plus de 1100 m des eaux de la mer. Pour utiliser une référence actuelle, il s'agissait de ce qu'aujourd'hui nous connaissons comme ile de Pantelleria. Derrière celle-ci,au nord, la côte servait à délimiter l'horizon, pour une hauteur d'au moins 300 m. Au-delà, il y avait l'autre mer, qui recevait désormais depuis des siècles l'apport des eaux de l'Océan, et de la il "était possible de rejoindres les autres iles pour ceux qui alors faisaient les traversées et des iles à tout le continent opposé, qui se trouvait autour de cette véritable mer (Pontos) ... En Effet tout est compris dans les limites de l'embouchure dont je vous ai parlé cela apparaît comme un port caractérisé par une entrée étroite : cette autre mer, en revanche, tu peux vraiment l'appelé mer et cette terre qui l'entoure tu peux vraiment et assez justement l'appelé continent." (Platon).

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Cette mer, qui était depuis des siècles en relation avec l'Océan à travers la bouche de Gibraltar, était prête à déborder au-delà de sa rive et à se propager vers le golfe et la Méditerranée orientale, situé à un niveau plus bas. C'était la vrai malédiction qui était comme une épée de Damoclès sur la tête du peuple (Atlantes - Tjehenu) qui habitait ces terres, mais ces derniers étaient convaincus que le situation d'équilibre précaire pouvait durer éternellement, comme ils l'avaient toujours vécue.

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A l'Ouest du "port" ou du golfe que j'ai décrit s'étendait une grande et fertile plaine irriguée, que nous allons décrire avec les mots utilisés par platon. Elle recevait au nord les eaux de la Medjerda, qui aujourd'hui descendant à la mer non loin de Tunis, tandis qu'à l'Ouest elle pouvait être abondamment irriguée grâce aux eaux provenant de l'ample "mer" intérieure, dont les eaux devaient être plutôt douce. Cette extension de plaine correspond, dans les mesures et les caractéristiques physico-climatique, au territoire décrit par Platon ; la distance de la fermeture du golfe, vers le sud, jusqu'aux rives de la Mediterranée occidentale, est de 540 km (trois mille stades), et celle de la côte du golfe jusqu'au relief au dos de la plaine, qui délimitait la mer intérieure, de 360 km (deux mille stades).

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Le philosophe raconte que les habitant d'atlantide cultivaient - entre autre - des dattes et des bananes, au milieu d'une faune où l'on remarquait la présence d'éléphants.

Depuis la côte, la plaine montait doucement vers l'ouest, en direction d'une arête de collines d'origine volcanique, riches en gisement métallifère, d'une structure morphologique principalement en tuf. Au-delà de l'arête, à environ 450 km des eaux de la Méditerranée, s'étendait un énorme bassin d'eau : une véritable mer, dont la surface était situé à un niveau d'environ 650 m au dessus de celui de la Méditerranée. Cette mer recueillait les eaux d'un vaste bassin pluvial, qui allait de l'actuel massif des Aurès, au nord, et au sud jusqu'au massif du Tassili et de l'Ahaggar (la "montagne Atlante", selon le texte d'Hérodote), d'où descendait le fleuve qui aujourd'hui porte le nom de Oued Igharghar. Ses eaux, à leur tour, alimentaient un émissaire qui descendait vers l'est, à la Méditerranée : un fleuve éternel, qui irriguait les terres de la vaste plaine. Quand l'eau atteignait le plus haut niveau, cette mer pouvait atteindre la profondeur d'environ 350-380 m et elle avait une forme quasi circulaire, avec une superficie de plus de 280.000 km², comparable en extension à celle de toute la péninsule italienne. Dans le fond de son bassin aujourd'hui il y a une grande sédimentation de sable, le Grand Erg orientale (Igharghar) : un des désert de sable les plus étendu au monde. On peut supposer qu'à cette grande mer on avait attribué le nom primitif de "océan (pelagos) Atlantique". Par commodité, vu que le mythe antique mit dans cette région le Jardin des Hespérides et qu'aujourd'hui son fond désséché se nomme "Chott el Djerid (plaine désséchée du jardin, de la palmeraie), nous l'appelerons "la mer des Jardins".

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Au sud-ouest de la mer des Jardins, à une distance de 500 km, se dressait vers le ciel le grand massif rocheux de l'Atlas... il s'agit de la montagne aujourd'hui connue avec le nom berbère de Ahaggar, "noble". recourrons à la description qui nous a été offerte par Hérodote :

"Il est étroit et circulaire de tout côtés et il est haut - a ce que l'on dit - au point qu'on ne peut pas en voir les cimes : jamais les nuages ne les abandonnent, ni l'hiver, ni l'été. Les indigènes disent que c'est une colonne de la voûte céleste".

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Les sommet les plus hauts de ce massif, dans la montagne aujourd'hui appelée Atakor, était 2800 m plus haut que le niveau des eaux de l'océan (c'est-à-dire 3400 m au-dessus du niveau de la Méditerranée d'alors). Sur les pentes de cette montagne raconte Hérodote vivait fut un temps le peuples des Atlantes :

"De cette montagne les habitants du pays ont tiré leur nom, ils s'appellent en effet les Atlantes. On dit qu'ils ne se nourrissent d'aucun être animé et qu'ils n'ont pas de rêves."

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Deux parcours principaux, traditionnellement, conduisent des rives du la Méditerranée vers les montagnes de l'Ahaggar, et cours l'un le long de la rive ouest de l'ancienne Mer des Jardins (c'est la route qui conduit aux oasis de El Goléa et de Ghardaia, "hauts lieux" du tourisme Saharien, dont les oued quand ils transportent de l'eau pointent encore en direction de la grande mer désséchée), l'autre le long de la rive orientale, et c'est la grande "route des chars", parsemée de peinture et de graffiti rupestre, décrite dans ses étapes et oasis par le récit d'Hérodote, parcourue également par les troupes romaine qui pénétrèrent l'Afrique jusqu'au bassin du Niger.


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La rive nord était rocheuse, du même type de roches qui se brisèrent dans le désastre qui provoca la fin de l'Atlantide : ce sont les gorges et les canyons qui parcourent le versant sud des montagnes des Aurès et qui, à proximité de Bou Saada, vont déboucher sur les premiers sables de l'ancienne grande mer. Le fond désséche de cette grande mer est occupé aujourd'hui encore par un impénétrable désert de sable. A l'ouest, à l'intérieur du bassin primitif, court encore du sud au nord une bande d'eau assez riche pour fournir vie et nutriment aux oasis du Souf : dans cette région s'est érigée El Oued, et à un niveau plus haut, vers l'ancienne rive occidentale se trouve Wargla et les puits pétrolifère de Hassi Messaoud.

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Dans cette région vivait un peuple libyen ou "pre-libyen", prospère pour l'agriculture et les commerces, doté d'une structure d'états "confédérés" en une sorte d'empire. Ces hommes étaient de grands constructeurs et de grands navigateurs et ils utilisaient une écriture, probablement similaire à celle libyco-berbère ; dans les hiéroglyphes égyptiens ils étaient appelés Tjehenu et dans les textes grecs Atlantói. Plusieurs peuples étaient leurs confédérés ou vassaux (et nous en retrouverons certains dans le liste des peuples de la mer qui essaimèrent vers l'égypte, après la catastrophe finale).

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Si nous voulons essayer de réunir les indices offerts par les différents auteurs de l'époque classique, ce peuple pouvait avoir rejoint les côtes de la Méditerranée de la grande montagne interne, dite Atlas, au-delà de la mer "suspendue", avec une migration de plus de 2000 km. Depuis au moins 3000 a.C. les Atlantes étaient capables de construire avec de grands blocs de pierre des villes fortifiées et il vivaient en affrontement constant avec l'empire des Pharaons, ce long affrontement que certains chercheurs ont appelé "la guerre du bronze". Parmi les produits d'importances vitale pour la diffusion de la technologie, ils détenaient le monopole d'important gisement d'obsidienne, un matériel lithique (verre volcanique) très précieux pour la production de lame et d'autres objets d'usage commun. Parmi les principales sources d'obsidienne de la Méditerranée, on retrouve, en effet, Pantelleria, le haut pic volcanique, positionné justement au fond de leur grand golfe et les iles eoliennes, qui devaient faire partie du territoire sous leur contrôle.

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Les mines de cuivre natif (oréi-chalkos) se trouvaient sur les collines au dos de la plaine atlantide, mais une grande innovation technologique fut construite par l'utilisation du bronze, alliage entre cuivre et étain, avec de meilleure caractéristiques de dureté et de résistance. L'objectif stratégique pour obtenir le monopole du bronze était le contrôle des mines d'étain, dans l'Afrique était dépourvue. Les pharaons soutinrent par conséquent une longue guerre contre les Hittites et ils prirent le contrôle des mines d'Anatolie. Les Atlantes durent se tourner vers ailleurs, leur étain provenait du sud-ouest de la péninsule ibérique et peut-être de la Cornouailles.

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En effet, le réseau de leurs contacts commerciaux pourrait avoir été en rapport avec la diffusion des "cultures mégalitiques" en Europe et en Méditerrannée occidentale. Solon le récit développé par Platon dans ses Dialogues, la société atlante était structurée en un système étatique (une confédération de petites monarchies, a ce qu'il semblerait selon certaines interprétation du récit du philosophe), qui pratiquait l'agriculture, construisait des villes, fondait les métaux (or, cuivre et étain) et avait découvert le moyen de les liés pour obtenir le bronze, il connaissait l'écriture, il avait pratiqué un expansionisme de conquête étendues jusqu'à la mer Tyrénéenne (actuel Latium et Toscane), il combattait depuis 2000 ans contre les seigneurs de l'Égypte et il était entré en conflit avec les populations pélasgiques qui vivaient sur les côtes de la plaine égéenne ... ses combattants ont été représentés sur des bas-reliefs égyptiens et dans les peintures rupestre des pistes sahariennes, ils utilisaient des chars de guerre et de chasse trainés par des chevaux, et Platon s'arrête longuement sur une série d'usages de ce peuple sur lesquelles, aujourd'hui, nous ne pouvons pas exprimer beaucoup de doutes...

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Selon Platon, les prêtre de Saïs avaient raconter à Solon que de grandes sécheresses, jamais vues auparavant, avaient calciné la terre entière, d'immenses incendies avaient fait rage sur les contrées et détruit les forêts, des éclairs étaient tombés du ciel, des tremblements de terre avaient secoué la planète, provocant de grandes et considérables destructions, désséchant les sources et les fleuves. Aux sécheresse auraient succédés les inondations et d'énormes trombes d'eau se seraient déversées sur la terre, engloutissant - entre autre, l'ile des Atlantes. Ces cataclysme semblant marquer une phase de transition, le passage d'une période avec une climat plus chaud et une autre phase, avec des conditions de vie plus dure.

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Est-ce que ces descriptions correspondent à des changements climatiques qui pourraient être réellement survenus au XIIIe siècle a.C. ?

Selon les inscriptions égyptiennes de Medinet Habu, l'Exode biblique, les catastrophe décrites survinrent réellement. Ce fut justement vers le XIIIe siècle a.C. que la Libye (Afrique du Nord) connu l'apogée d'une grande phase de désertification. Une inscription de Karnak précisa : "Les libyens viennent en Égypte pour chercher de survivre". Même le mythe de Phaeton peut rappeler une série de séchéresses drammatiques qui touche la Mediterranée, "à l'origine de l'histoire des Grecs".

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Tout ce monde que nous avons décrit finit en l'espace de 24 heures, en un jour d'une année comprise entre 1235 et 1220 a.C. Une série de violents tremblements de terre compromit sérieusement la consistance des barrages rocheux (faits de tuf et donc assez friables, sans doute déjà affaiblit par les infiltrations d'eau) et ouvrit quelques brèches, qui bien vite cédèrent face à la pression des des eaux des deux grands bassins mis au niveau supérieur : la mer sharienne et la Méditérranée occidentale, constamment fournie par les eaux de l'Océan. Les eaux se firent route avec violence en de grands canaux larges de dizaine de kilomètre, avec vague de pleine vraiment énorme, qui n'est pas comparable même de loin à celle du Vajont, qui est drammatiquement restée dans la mémoire des italiens. Même en calculant par défaut le volume de la mer saharienne, nous avons dit que ce dernier dans l'antiquité contenait au moins 50 000 km³ d'eau, jusqu'à un niveau de 650 m sur le niveau de la Méditerranée orientale. Pour déterminer l'énergie potentielle de cette vague, nous pourrions schématique identifier le barycentre de cette masse d'eau versée à plus de 350 m. Il en aurait découlé l'impact d'une énergie équivalente à au moins 17.5 x 1015 kgm = 17 x 1016 Joule. Supposons aussi que le niveau de l'eau dans le réservoir d'origine avait déjà beaucoup chuté, à l'époque de la catastrophe, à cause des changement climatiques qui s'étaient produits, l'onde de choc aurait certainement pu renverser la plaine en contrebas. Pour détruire et balayer complètement l'Atlantide, il aurait suffit d'une vague constitué de moins d'un dizième du volume de la mer supérieure, déversée par le dénivelé alors existant avec la plaine. L'énorme cascade alla frapper avec un impact direct l'ile avec sa capitale d'Atlantide, qui se trouvait à une distance d'environ 600 km du barrage.

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Aujourd'hui encore, ceux qui regarde attentivement une carte géographique ou une photo satellitaire de la région du Grand Erg oriental, du Golfe de Gabès et de la Petite Syrte, la catastrophe antique transparait "entre les lignes" : le Golfe de Gabès apparait comme un véritable "entonnoir" et il n'est pas difficile d'imaginer l'énorme masse d'eau qui s'y engouffra, et se déversa, avec une grande quantité de boue et de sables, dans les bas-fonds à l'avant, qui fut un temps devait constituer une plaine fertile. Nous devons encore nous expliquer, cependant, pourquoi cette zone soit restée, depuis des siècle, noyée par les eaux.

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La même série de tremblements rompit d'autre diafragmes rocheux : avant tout celui qui délimitait au nord la grande plaine en pente et qui longeait la côte d'une mer à un niveau plus bas, mais beaucoup plus dangereux : car cette mer était désormais reliée aux Océans, et recevait de leur part une afflux d'eau constant. Quans ces eaux commencèrent à se déverser aussi sur la plaine de l'Atlantide, l'histoire de cette civilisation fut définitivement engloutie sous des centaines de mètres d'eau salée. Les deux Méditerranées se fondirent en une seule mer. La plaine de l'Egée fut définitivement engloutie, parsemée de reliefs montagneux, qui furent transformés en archipels. Pendant des siècles, les Achéens et les autres ancêtres des cultures méditerranéennes virent l'eau qui montait, couvrait leurs ports, les villes côtières et emmenait leur meilleures terres cultivables... certains d'entre eux tentèrent de conquérir le seul refuge possible, la grande plaine qui se dressait le long du cours du grand fleuve, le Nil, à l'abri de la montée de la mer... mais ils furent repoussés ou absorbés par la grande civilisation qui déjà, le long de ces rives, avait construit un empire, destiné à durer dans les siècles et à laisser de son passage une empreinte immortelle...

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Tout ceci resta imprimé dans les mythes des origines de la lignée grecque, avec le déluge de Deucalion et Pyrrha, avec les grande épopée d'Héraklès et des Argonaute.

Le cadre du cataclysme apparait complet si on imagine que la même série de secousses telluriques provoca l'effondrement du diafragme (isthme rocheux) qui reliait l'Italie à la Sicile, avec comme conséquence l'ouverture du détroit de Messine.

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La violence du courant creusa un profond sillon, un lit tortueux au centre du canal de Sicile, entraillant et désagrégeant les roches de moindre résistance, et alla bifurquer avec violence, contre les roches les plus résistantes de l'imposant pic volcanique de Pantelleria. Le résultat des cataclysme de cette période dut être un flux de courant vers l'est, d'une portée bien plus grande que celele qui, à travers Gibraltar, alimentait le nivau de la Méditerranée ; un flux qui dura longtemps, dont l'effet fut probablement renforcer par celui provenant du détroit de Messine. On peut calculer que l'élévation des eaux de la Méditerranée jusqu'au niveau actuel ait quand même pris quelques siècles.


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Le eaux arrivaient avec un fort courant entre les sables et les boue qui s'étaient déversées dans le golfe de la Petite Sirte à la mer saharienne, et montaient de niveaux jusqu'aux Dardanelles, à la côte syrienne, au delta du nil, elles couvraient tous les ports de l'ancienne culture minoenne, elles transformaient Ilion en une ville maritime, et poussèrent jusque là les conquérants Achéens, bien décidés à prendre possession des pouvoirs et des richesses que la nouvelle mer leur rendait accessibles. D'autres partirent vers les ruines engloutie de l'antique atlantide, et rencontrèrent d'autres vicissitudes (les Argonautes dans les régions des Hespérides...). Toutes les installations portuaires alors existantes dans la zone de la Méditerranée orientale furent innondées.

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Ce qui restait de la civilisation de Théra finit sous l'eau, cette civilisation déjà fortement touchée par l'explosion volcanique d'il y a deux siècles ; sous eau également les temples maltais, creusés dans la roche sacrée qui avait été, jusqu'alors, la "sentinelle" d'Atlantide. La forteresse maltaise nous apparaît comme une des deux "colonnes d'Hercule" primitives, et peut-être que son emplacement dans ce contexte peut aider à jeter un oeil nouveau sur la richesse d'installations sacrées, de constructions en hypogée et de découverte sous-marine que l'actuelle ile et ses fod marins offrent aujourd'hui encore.

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Les boues, les courants et des bas-fonds de la Petite Syrte et du Canal de Sicile rendirent difficile la navigation, comme cela nous est rapporté par Platon et par d'autres auteurs classiques (y compris les récits du mythe des Argonautes). Si ce que je viens d'exposer est crédible, Atlantide n'a jamais bougé, elle n'a été engloutie par aucun abysse océanique. Elle a été ravagée par d'énormes vagues, ses ruines ont été recouvertes par des dizaines de mètre de boue et de sable et puis par quelques centaines de mètres d'eau.

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La destruction du centre économico-culturel d'Atlantide peut sembler relié à la "mystérieuse" interruption des activités de construction de complexes mégalithiques, qui aux alentours de cette période se vérifia sans toute l'aire de la Méditerranée occidentale : dans la péninsule ibérique, ainsi qu'en Sardaigne et en Corse et nous pourrions ajouter jusqu'aux iles britanniques. Un important pôle de richesses et de références avait disparu, un pays de grands navigateurs, qui commerçaient avec des pays plus occidentaux pour importer l'étain, essentiel à la fonte du bronze, et en échange ils exportaient de l'obsidienne et d'autre produit de la Méditérranée.

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Les peuples qui y étaient reliés, pour lesquels le principal partner économique venait de disparaître, se retrouvèrent ainsi subitement projetés dans une condition de "barbaries", ou du moins devant la nouvelle exigence de se baser sur un régime de subsistance alimentaire. L'évacuation complète de la grande mer africaine, amorcée par la soudaine catastrophe, fut le coup de grâce pour la désertification de l'Afrique du Nord. Le phénomène se poursuivit avec le déssèchement du climat et l'assèchement des cours d'eau qui alimentaient le bassin de l'Igharghar, et cela dura plus d'un millénaire : le niveau descendit à cause de l'évaporation accrue et les hommes de l'antiquité classique connurent un grand lac Tritonide, avec un fleuve Triton, qui descendait des pentes de l'Ahaggar dans le lit de l'actuel Oued Ighaghar, dans la longueur totale rejoint les 2000 km, selon les calculs effectués par Buttavand.

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Ainsi les évènements de cette terre d'Atlantide prennent une couleur tragique. Cette terre d'Atlantide qui, selon le récit platonnique, avait été "dédié à Poséïdon" : littéralement, puisqu'elle avait été situé sous le niveau de la mer (dans le sens que cette expression prend aujourd'hui). on pourrait tenter d'identifier les différents niveaux côtiers engloutis, correspondant à la progression des eaux à partir du moment de la catastrophe d'Atlantide jusqu'au remplissage complet de la mer Méditérranée à son niveau actuel. Mais, naturellement, cela apparaît aujourd'hui comme un rêve utopique. Une importante confirmation, relative aux anciens niveaux marins, pourrait provenir de la recherche en profondeur des anciens port minoén, qui pourraient être identifiables dans les fonds-marins autour de l'ile de Crète de façon certe moins compliquée et complexe qu'une recherche qui aurait pour but direct de retrouver les restes de la zone de l'Antique Atlantide.

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Si a présent nous tentons de relire les Dialogues de Platon et à les mettre en confrontation avec "notre" carte de l'Atlantide, nous aurons la net impression que les choses correspondent et sont à leur place. Les eaux de la mer montaient graduellement et inondaient les fertiles plaines de l'Egée, laissant émerger seulement les sommets des reliefs, qui se transformèrent en iles, toujours plus petites... nous nous rendrons compte que les "Neuf mille ans" de Platon doivent réellement correspondre à une longue période, oui, mais "à la mesure" de la lignée des Achéens et des Grecs, après que ceux ci se soient installés dans le bassin Méditerranéen.

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Après, donc 9000 ans de nombreuses et grandes inondations (si nombreuses qu'elles ont eu cours de cette époque à nos jours), les terres, qui à l'époque de ces évènements descendait des hauteurs, ne s'amassèrent pas comme ailleurs en des monticules dignes d'être mentionnés, mais toujours en courant disparurent au fond de la mer : c'est pourquoi, comme il en advient dans les petites iles, elles sont restées par rapport à celle de cette époque, ces os d'un corps presque infirme, la terre grasse et molle ayant coulé, il n'est reste que ce petite corpuscule maigre de terre.

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Mais lorsqu'elle était intacte, cette terre possédait des monts aussi haut que des collines, et les plaines aujourd'hui dite de Felleos étaient pleines de terre grasse, et sur les monts il y avait une grande forêt, dont il reste encore des signes manifestes. Des montes, il y en a encore qui apportent des nutriments juste aux abeilles, mais il n'y a pas longtemps, on y coupait des arbres pour couvrir les plus grands édifices, et ces toits subsistent encore. Il y avait aussi de nombreuses autres plantes cultivées et de grands paturâges pour le bétail. Chaque année on recueillait l'eau du ciel, et elle ne se perdait pas, comme aujourd'hui, celle qui jaillit de la terre sèche jusqu'à la mer, mais la terre, qui en recevait beaucoup, la conservait en son sein, et la reportait dans des cavités argilleuse, et des hauteurs la diffusait dans les vallées, formant en chaque lieu de grands bouillonnement de sources et de fleuves, desquelle les anciennes sources sont encore restées comme des indices sacrés, qui atestent la vérité de mes paroles.

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La fin du centre d'Atlantide, qui basait sa puissance sur l'hégémonie commerciale et culturelle dans le bassin de la Mediterranée occidentale et du Nord-Ouest africain (on pourrait aujourd'hui utilisé le terme arabe, Maghreb), dut avoir différentes graves conséquences, dont on garde la trace dans les "mystères" de ces zones :

  • Pendant un long moment le commerce de l'étain de la péninsule ibérique et de la Cornouailles s'écroula, jusqu'à ce qu'il fut remis sur pieds par les commerçants phéniciens et carthaginois. L'Égypte, en effet, était satisfaite du monopole sur le bronze obtenu grâce aux guerres contre les Hittites, et la fin de l'Atlantide constitua pour les pharaons, une aide inespérée à l'abolition d'une dangereuse concurrence sur la production du précieux alliage (bien que l'arrivée en Méditerranée des Achéens, munis d'arme en fer, avait considérablement réduit l'importance stratégique du bronze).

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  • Les constructeurs de mégalithe disparurent "mystérieusement" dans toute la zone de la Méditerranée occidentale. Une fois les ressources économiques en baisse, la population locale était retombée dans un régime de pauvreté et de subsistance alimentaire, qui ne permettait certainement pas la conception et la réalisation de grandes oeuvres.

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  • Les occupations successives des grandes iles (Sardaigne et Corse) de la part des peuples de la mer enfoncèrent toujours plus loin dans le mystères les origines de ce "peuple des mégalithes" qui les avait précédés.

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  • Un petit groupe de survivant du peuple Tjehenu conserva peut-être le souvenirs d'une partie des anciens mythes. La mythique reine Tin Hinan, ensevelie dans le massif de Ahaggar, dans le coeur du Sahara, pourrait en constitué une trace, tout du moins sans la consonnance du nom, ainsi que l'alphabet tifinagh, utilisé dans les plus anciennes langues libyco-berbère.

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Il est certaine cependant que l'entité et les modalités de la catastrophe décrite ci-dessus furent telles qu'elles exterminèrent le groupe dirigeant tout entier, ce dernier devait habiter dans la ville capitale et dans la vaste et fertile plaine, dévastées par l'onde de débordement de la "mer des Jardins".

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Une objection que j'ai souvent entendu, au cours de mon enquête a été : "mais si toute l'histoire était si évidente, pourquoi personne ne l'a jamais écrite avant ?" La réponse est très simple :

"C'est justement parce que quelqu'un l'a écrite, que nous pouvons raconter cette histoire. Platon l'a écrite, et avec une grande précision ; d'autres en ont écrit des morceaux important comme Eudoxe de Cnide, Diodore de Sicile et d'autres auteurs antiques, d'autres parties encore ont été écrites et représentée par les historiens de l'Ancienne égypte, avec une précision qui serait enviable de la part de nombreux journalistes modernes ... il s'agissait de rassembler une série de "morceaux épars", de les mettres ensemble et de partir sur les traces d'un désastre dont les survivants ne sont plus là pour le raconter ... Un "désastre de Vajont" des temps anciens, survenus dans un espace et un temps incroyablement proche de nous, bien plus que notre imagination ne nous laisse à penser."

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Nous devons être reconnaissant de l'attention de Platon qui nous a transmis avec une telle richesse de détail le compte-rendu de Solon sur l'Atlantide : un souvenir qui aurait pu disparaître, ensevelie dans l'oubli, comme tant d'autres évènements oublié, au cours de l'histoire de l'homme.

 

Pour en savoir plus sur ce qu'est exactement le désatre du Vajont ---------> ici

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