Le Saint Graal - les différentes natures

En conclusion et avant d'émettre la dernière hypothèse en rapport avec ce qui a été ecrit jusqu'ici, cela vaut la peine de faire un résumé des caractéristiques du Graal décrites par le canon et les traditions celtiques jusqu'au moment où il arrive en Angleterre.

Le Graal est à la fois un objet matériel et spirituel. On n'en connait pas exactement la nature : c'est peut-être une pierre, peut-être un livre, peut-être un contenant ; il est certain qu'il permet de s'abreuver (la dernière cène), mais on peut aussi y verser quelque chose (le sang du Christ crucifié). Il peut guérir les blessures, il donne une vie très longue, il garanti l'abondance, il transmet et garanti la connaissance, mais il est aussi doté de pouvoirs terribles et dévastateurs. La tradition sur l'existance d'un objet avec ces pouvoirs est très ancienne et diffusée dans une vaste portion de l'Asie, de l'Afrique du Nord et de l'Europe ; le Graal a peut-être été identifié avec des noms différents (le "Lampe d'Aladdin", la "Toison d'Or", l'"Arche d'Alliance", la coupe "Among" des Sarmates du Caucase). Et d'une façon inconnues Jésus est entré en sa possession.

Les différentes légendes à propos du Graal (Tuatha de Danaan, Emeraude de Lucifer, Oeil de Shiva, etc) concorde à lui conférer un origine surnaturelle. En se basant sur ce fondemets, de nombreux comentateurs ont tenté de déduire la vraie nature du Graal. Dans sont interprétation la plus réaliste, c'est une fabuleuse invention littéraire stimulée par des mythes antérieurs, enracinée sur un terrain particulièrement fertile et enrichies de nouveaux détails par les générations successives d'auteurs ; dans sa vision la plus matérialiste il s'agit simplement de la coupe de la dernière cène, objet antique très précieux. Pour les anthropologues c'est un corpus de doctrine élaboré à travers les siècles ("on peut s'y abreuver et on peut y verser"), peut-être physiquement supporté par un texte écrit.

Pour la tradition chrétienne, le Graal représente l'évangélisation du monde barbare, faite par les missionnaires (Joseph d'Arimathie), tronquée par les persécutions et reprise par un groupe d'hommes de bonne volonté guidés par un prêtre (Merlin), ou, encore, la chasse à l'Eden (le Wasteland) et la rédemption successive grâce à l'intervention de Jésus. Pour les ésotéristes René Guenon et Julius Evola le Graal est le coeur du Christ, puissant symbole de la Religion Primordiale comme elle était pratiquée à Aghartha, dont Jésus aurait été un exposant ; pour les alchimistes il représente la connaissance, et la recherche équivaut à celle de la Pierre Philosophale ou à l'Elixir de longue vie.

Pour Carl Gustav Jung c'est un archétype de l'inconscient ; pour Jesse Weston c'est un symbole sexuel et de fertilité ; pour Walter Stein, auteur de The Ninth Century and The Holy Grail, le Graal est inhérent à la planète : un générateur d'énergie spirituelle, mais aussi politique et socio-économique. Pour Rudolf Steiner c'est "le symbole des événements de l'époque primitive perçus par la sensibilité de l'âme" ; quand en 1913, il projeta l'édifice appelé Gotheanum, le philosophe allemans pensait réaliser un nouveau "Château du Graal". Pour Adolf Hitler c'est un instrument magique avec lequel obtenir le pouvoir absolu ; pour les auteurs de science-fiction et pour les partisans de l'Hypothèse extraterresres c'est un appareillage provenant de l'espace, ou quelque chose en rapport avec les terribles pouvoirs de la fusion nucléaire. Et, pour les journalistes Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln c'est encore autre chose, une fine ligne de sang qui amène aux descendants de la lignée royale de Jésus.

Les théories qui ont accompagné l'histoire du Graal sont multiples et toutes dignes d'être étudiées et explorées de fond en comble. Fondamentalement les chercheurs se divise en deux lignes de pensées, l'une embrasse le côté plus matériel du Graal l'identifiant à un calice, et donc à une objet matériel ; l'autre courant, plus proche de l'ésotérisme, identifie le Graal comme un concept et non quelque chose de matériel. Il existe aussi des théorie qui voient dans le Graal tout autre chose qu'un calice ou un symbole de la tradition, mais bien un document, un code ou bien d'autres choses encore.

Donnons une brève introduction à ce que sont les théories les plus courantes en ce qui concerne le Graal :

Un calice

Selon l'imaginaire collectif, le Graal n'est autre qu'un calice utilisé par le Christ durant la dernière cène et dans lequel Joseph d'Arimathie a recueilli le sang de la crucifixion.

Représentation du Graal

Une Pierre

Il s'agirait d'une pierre précieuse, plus précisément d'une émeraude, qui faisait partie de la couronne de Lucifer, tombée sur la terre durant la lutte entre les anges du bien et les anges du mal. Seth, fils d'Adam et Eve, retournant dans le jardin d'Eden à la recherche d'un remède pour la maladie de son père, trouva le Graal, remède pour les maladies de tous les hommes.

Emeraude

La pierre philosophale

Certaine propriété extraordinaire du Graal pourrait faire penser qu'il s'agisse de la pierre philosophale.

Représentation de la Pierre Philosophale

L'Arche d'Alliance

Selon Graham Hancock, il s'agirait de l'Arche d'Alliance. Sa théorie se fonde sur certain rapport logiques entre le Graal et l'Arche perdue retrouvés sur les textes bibliques et les textes du Graal.

Représentation de l'Arche d'Alliance

Le livre de Jésus

Selon le texte médiéval Grand-Saint-Graal, le Graal serait un Livre associé à une lumière aveuglante. Sur la couverture il serait écrit : "Ici commence la Lecture qui traite du Saint Graal - Ici commence la Grande Terreur", et il aurait été écrit par Jésus lui-même. Il raconterait la généalogie du Christ.

Un objet mutant

Dans le Perslevaus, le Graal est décrit comme un objet qui peut assumer différentes formes :

  • Un calice
  • Un Tailleoir, c'est-à-dire un plat d'argent.
  • Une épée brisée.
  • Une lance.
  • Un Livre secret

Le calice aurait reccueilli le sang de Jésus, le plat en argent aurait soutenu la tête de Saint-Jean Baptiste, l'épée aurait coupé la tête de ce dernier, la lance aurait appartenu à Longin, qui perça le flanc de jésus, le Livre serait l'Evangile écrit directement de la main de Jésus.

Objets représentants le Saint Graal dans le Perslevaus 

Un porte-parfum

Selon Graham Phillips, le Graal serait en réalité un porte-parfum que Marie-Madeleine utilisa pour parfumer les pieds de Jésus.

Exemple de porte-parfum

Le Saint Suaire

Le Graal ne serait autre que le Suaire. Les deux objet sont associés à Joseph d'Arimathie, tout deux sont liés au sang du Christ et tout deux ont une racine commune : le Graal dériverait de "graduel", "par grades". Le Suaire aussi était montré "graduellement" aux fidèles, puisque sa découverte était faite petit à petit.

Le Saint Suaire

Les Visages de Jésus

Le Saint Visage, conservé dans le santuaire de Manopello, en province de Chieti est probablement la "relique" qui a le plus fait parler d'elle juste derrière le Suaire de Turin ; nous utilisons le terme "relique" avec précaution étant donné qu'il n'existe de preuve irréfutabe de leur authenticité ni pour l'une ni pour l'autre, si ce n'est la fois de ceux qui y croient et qui s'y fient.

Le Saint Visage serait donc l'image imprimée du Visage de Jésus juste après sa crucifixion et durant sa composition sur le Suaire même.

Cela nous amène à la conclusion que le visage conservé dans le village des Abruzes et celui sur le Suaire se sont formés de la même manière durant le séjour de Jésus dans sa tome ; la tradition veut, en effet, que la toile de Manopello ait été furtivement posée sur le visage de Jésus avant d'être enseveli et fut donc retrouvée avec le suaire juste après la résurrection.

Qui aurait pu faire cela ? La première supposition logique est de penser que ce geste ait été fait par Marie, la mère de Jésus ; et elle aurait passé le voile à Jean, qui l'aurait amené à Ephèse et de là en Asie Mineure. D'autres hypothèses pensent en revanche que le Saint visage a voyagé en même temps que le suaire et qu'il en fut séparé que par la suite, quand il arriva à Constantinople.

L'image gardée dans le sanctuaire des Abruzes présentent de fortes caractéristiques de transparence, elle semble même "disparaître" quand elle est mise en contre-jour vers le ciel ; mais outre le mystère qui entoure encore les événements qui se sont dérouler autour de sa découverte, un autre problème attend encore une réponse convaincante : le Saint Visage et la célèbre Véronique, gardée au vatican, similaire dans leur configuration sont la même chose, ou ce sont deux "reliques" différentes ?

La Véronique, comme beaucoup le savent, est un voile qui porterait l'image imprimée de Jésus souffrant sous le poids de la croix, imagine miraculeusement restée sur un morceau d'étoffe avec lequel une femme de Jérusalem, poussée par la compassio, essuya la sueur du Messie durant sa route vers le Calvaire.

Nous savons qu'il y a eut des exposition de la Véronique en 1450, en 1575 et de toute façon chaque fois qu'était proclamée une Année Sainte ; ét pourtant, pour des raisons qui ne sont pas parfaitement claires, depuis qu'elle a quitté son emplacement d'origine (le pilastre sud-occidentale qui soutient la coupole de Saint-Pierre), elle est devenue pratiquement inaccessible à quiconque, historiens et scientifiques compris.

Transférée dans une chapelle spéciale derrière le balcon qui surplombe la statue de Sainte Véronique, en 1950 le Voile fut exposé très rapidement et de ce même balcon, chose qui a pratiquement empêché aux personnes présentes de l'observé correctement ; il faut aussi ajouter qu'il n'existe aucune photos du domaine public de ce voile, qu'elles soient en couleur ou en noir et blanc.

Les nombreux doutes qui découlent desétranges comportement qui entoure la Véronique conservée au vatican, nous amène à une question principale ; pour quelle raison le tissus conservé à Rome, qui fut un temps était exposé à des millions de croyants, est aujourd'hui conservé avec le plus grand secret ?

Le Saint Visage de Manopello

Le Mandilyum

Un des rares personnages qui eut le "privilège" de pouvoir observer la Véronique de près fut Monseigneur Joseph Wilpert, en 1907, il put retiré les deux plaques de verres qui la protégeait afin de l'étudier plus distinctement. Mais le résultat des ses observation au lieu de résoudre le mystère ne fait que l'épaissir ; voici en effet textuellement ce que le prélat dit après avoir vu le voile : "...une section carrée de matériau de couleur claire, plutôt décolorée par le temps, qui portait deux tâches indistinctes de couleur marron-rouille, reliée l'une avec l'autre".

Peut-être que la Véronique n'a jamais été ce qu'on a toujours cru, ou peut-être, plus simplement, n'a-t-elle jamais exister puisqu'il s'agit et qu'il en a toujours été ainsi du Visage Sacré de Manopello ? Et encore : jusqu'à sa disparient, survenue en 1204, un autre objet de culte le Mandilyum (ou Mandilium) était vénéré par les foules du Xe siècle.

Considéré pendant des siècle comme le visage de Jésus ensanglanté, le Mandilyum, enfermé dans un cadre grillagé est connu pour les rituels particulièrement important dont il faisait l'objet et qui se déroulaient aussi bien à Emesse qu'à Constantinople ; ces rites présentaient des détails qui aujourd'hui encore ne sont pas totalement expliqués, ou peut-être explicable si nous conisdérons cette icône comme quelque chose d'autre... mais nous en parlerons plus loin.

La plus ancienne référence à l'icône est contenue dans la Doctrine des Addaï, rédigée au IVe siècle, qui le décrit comme une peinture du visage de Jésus faite de son vivant, durant son ministère, par un envoyé du Roi d'Emesse ; les textes successifs décrivent en revanche l'icône comme un grand voile et plus précisément dans les Acte de Taddeus, du VIe siècle on y rajoute le détail de la pliure en 8 parties. On peut émettre l'hypothèse donc qu'au fil du temps, après un examen plus attentif et moins imprégné de ferveur religieuse, on commence à décrire le Mandilyum pour ce qu'il était réellement et tel qu'il se présentant ; en 994 p.C. l'icône sacrée fut transférée à Constantinople et elle fut accueillie avec de grandes fêtes et de majestueuses processions.

A partir de là nous savons que le Mandilyum représentait le visage de Jésus, qu'il était plié en 8 morceaux, il était contenu dans un coffret doté d'une fente ovale à travers laquelle il était possible de voir une partie de l'icône ; des témoignages ultérieurs nous disent que l'image était "étrangement décolorée" qu'elle présentait ce qui pouvait être interprété comme des tâches de sang et qu'elle ne donnait pas l'impression d'être une peinture.

Nous devons donc en déduire qu'il s'afissait d'une relique qui ne concernait pas le ministère de Jésus mais bien sa passion, et que le Mandilyum déplié complète ne représentait probablement pas seulement le visage du messie, mais qu'il contenait autre chose, mais malheureusemnt les témoignages en ce sens sont très rares.

Il faudrait aussi prendre en considération que l'icône était habituellement conservée avec grand soin dans les trésorerie et les coffres-forts, parfois même posée dans les murs de la ville comme protection, donc seul peu de personnes aurait eu l'occasion de la voir "entièrement" de près.

Le Graal

Nous en arrivons à présent à cette hypothèse de recherche, en admettant que le Mandilyum fut connu au fil du temps sous différents noms comme Mantille, Imago, Soudarion et... Suaire : quel était donc le secret de cette icône ? Il ne s'agissait pas d'une image montrant le visage de jésus reccueillie durant sa passion, mais il s'agissait d'un voile sur lequel était imprimé ... le corps entier de Jésus, dans la forme que nous connaissons actuellement sous le nom de Suaire ! Pour cette raison les rituels qui se déroulaient autour du Mandilyum avaient des aspects si mystérieux, ils étaient destinés à conserver le secret de ce que l'icône représentait en réalité.

Nous pourrions en outre nous essayer de nous pousser en avant et nous demander - aiguisant cette imagination qui devrait animer le chercheur pour arriver enfin à une preuve qui, aussi improbable que cela semble au début, finit par compléter les tessons de la mosaïque - si le Mandilyum était en réalité le Suaire, et qu'il est parvenu au fil du temps à créer cette confusion, est-il possible que cette même icône ait inspiré d'autre tradition qui tourne autour d'une autre mystère ?

Le Graal, selon les premières descriptions et dans l'acception matériele du terme, aurait été au fond quelque chose qui "contenait", comme le Mandilyum et le Suaire "contenaité Jésus. Et si au fil du temps, la propagation de tant d'incompréhensions, parfois même voulues, avait réussi à créer un mythe parallèle au Mandilyum ?

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