La symbolique du coeur et la légende du Graal

Le hiéroglyphe égyptien qui indique le coeur est constitué d'un petit vase et pour les anciens égyptiens le coeur était le siège de l'âme ; à la mort, le coeur était pesé par le dieu Anubis et de cete pesée dépendait le sort de l'âme du défunt.

Le texte par lequel commence la légende du Graal, est le Perceval de Chrétien de Troyes. Dans ce récit, le Graal n'a pas encore une forme définie. Il est dérit comme très précieux, fait d'or et parsemé de pierres précieuses. On ne mentionne pas sa forme, on dit juste qu'il s'agit d'un conteneur parce que "le jeune ne demande pas à qui il faut le servir" et peu après "mais il ne sait pas à qui il faut le servir". Le Graal est apporté en procession et il est précédé par d'autre objets symbolique parmi lesquels la lance ensanglantée. Déjà dans ce premier récit on fait allusion au sang. Dans un passage successif perceval rencontre l'oncle Ermite qui lui explique la signification du Graal. Le Graal sert l'ostie, la seul nourriture depuis 12 ans, du père du Roi P$êcheur. De cette référence eucharistique on pense immédiatement au Graal comme à un calice.

Quelques années après la diffusion de l'oeuvre de Chrétien, Robert de Boron avec son Joseph d'Arimathie explique l'origine du Graal l'identifiant avec le calice de la Dernière Cène qui sert ensuite à Jospeh d'Arimathiepour recceuillir le sang qui s'est écoulé des blessure du Christ en croix.

Cette version du calice contenant du sang nous fait revenir à l'esprit le hiéroglyphe égyptien du coeur, et il est facile dès lors d'identifer le Graal au coeur.

Le calice du Christ contient le sang du Christ de deux façon différente : au cour de la Dernière Scène, quand le vin est Son sang et par après quand il est recueilli de Son corps sur la croix.

Rappelons aussi le symbole du Christ comme un pélican qui s'arrache le coeur pour nourrir ou redonner vie à ses fils. Le lien avec le symbole chrétien du Sacré Coeur de Jésus est évident.

Citons un passage d'un article dans lequel on parle de la signification symbolique du coeur : "Le symbole du coeur indique le centre de l'être, le lieu où se dévoile les significations profondes, au-delà des connections établies par le rationnel."

Nous rapportons ici un passage d'un petit livre dédié au Sacré Coeur de Jésus, qui met en évidence comment même dans notre tradition catholique le coeur est associé au centre de l'être : "C'est notre centre caché, insaisissable de notre raison et des autres ; seul l'Esprit de Dieu peut le scruter et le connaître. C'est le lieu de la décisio, qui est au plus profond de nos faculté psychique. C'est le lieu de la vérité, là où nous choisissons la vie ou la mort. C'est le lieur de la rencontre, puisqu'à l'image de Dieu nous vivons en relation : c'est le lieu de l'Alliance". Et il répète au n° 368 : "La tradition spirituelle de l'Église insiste aussi sur le coeur, dans le sens biblique de "profondeur de l'être", ou la personne se décide ou non pour Dieu".

Dieu parle au coeur de l'homme, le centre de l'être, non pas à son oreille, non pas à son esprit. Lisons ce passage de la bible : "Au contraire, cette parole (la sienne) est très proche de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur" (Deuteronome 30,14).

On remarque la même signification dans la citation suivante : "Le terme arabo pour indiquer le coeur est, Qalb, qui indique l'acte de recevoir "de bouche à oreile" (d'où Qabbalah), et signifie un intuition intellectuelles, qui est avant toute autre chose une écoute".

Une autre similitude entre coeur et coupe se retrouve dans la tradition islamique quand elle compare le coeur de l'arif (le sage, l'initié) à une coupe contenant puissance et connaissance.

Le symbole du coeur a donc une profonde signification spirituelle. Il représente le centre le l'être, son âme et le lieu de la "rencontre" et de l'"Alliance".

Dans cette acceptation la recherche du Graal est hautement spirituelle et les lieu que traverse le chevalier ne sont pas des lieu physiques, mais des lieux de l'âme. Certains épisodes des aventures des chevaliers partis à la recherche du Graal, sont manifestement des épreuves de l'esprit parce qu'ils doivent affroter des démons ou des sortilèges préparés par le Démon. Le danger de se perde avec d'atteindre le but, est le danger de perde le chemin qui mène à Dieu. Ce n'est pas par hasard si les héros se déplacent sans aucune voie apparente à suivre comme s'ils étaient dans un labyrinthe, ces labyrinthe qui recouvre le pavement de certaine cathédrale médiévale qui sont là pour symboliser le parcours que l'âme doit affronter pour atteindre la grâce de Dieu.

En outre le symbole du coeur équivaut à celui du soleil. Le premier est le centre de l'être, le second centre du ciel. Tout deux symboles positif de la vie. Le soleil a un autre aspect : il est le symbole de la royauté. Le roi comme centre du règne dont tout dépend. Ses rayons arrivent partout pour porter sa présence. Il est naturel de penser à Louis XIV, dit le Roi Soleil, et à sa devise : "Je suis l'État".

Dans le Perslevaus, roman anonyme mais d'influence cistercienne, Parsifal récupère le Graal en devenant Roi du Graal et en en devenant le gardien. Les deux significations s'additionne : le coeur pur permet la conquête du centre.

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